COP 31 : Les discussions techniques (SB64) s’ouvrent à Bonn

Les discussions techniques (SB64) s’ouvrent à Bonn

La soixante quatrième session des discussions techniques liées au climat s’ouvre aujourd’hui à Bonn, en Allemagne. Cette session annuelle a lieu en amont des négociations prévues à Antalya en Turquie du 9 au 20 novembre 2026. Les discussions techniques du 8 au 18 juin à Bonn précèdent également la pré-COP. Elle est prévue dans le Pacifique en octobre prochain. Les attentes sont nombreuses. « Nous avons besoin d’un résultat qui reflète l’ampleur des dangers,» déclare à l’ouverture, le Secrétaire Executif des Nations Unies sur le Climat, Simon Stiel. Ces engagements doivent être plus « fermes» conformément aux exigences de la science, précise-t-il. Mais l’Accord de Paris est-il encore réalisable ?

L’atteinte des 1,5 degrés est-elle réalisable ?

Inondation en Afrique- Ben Iwara

Pour les experts du GIEC, les pays sont loin du compte. Pour le groupe des 44 pays représentants les pays moins avancés (PMA), le changement climatique n’est pas une menace future. C’est une réalité quotidienne, rappelle le groupe dans un communiqué publié aujourd’hui. « SB64 à Bonn doit démontrer que la communauté internationale reste déterminée à faire face aux crises climatiques et à faire progresser la justice climatique,» affirme le groupe de négociateurs des PMA, dans un communiqué publié ce jour.

Simon Stiel- Secrétaire Exécutive à la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique à Conférence à Bonn @ eraenvironnement
Simon Stiel- Secrétaire Exécutive à la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique à Conférence à Bonn @ eraenvironnement

Les signataires de l’Accord de Paris , relève Stiel dans son allocution, doivent préparer le deuxième bilan mondial prévu à la COP33. Mais, la COP 31 en Turquie et la COP 32 en Ethiopie doivent élaborer ce passage selon le représentant des Nations Unies. Rappelant les conséquences du changement climatique et la guerre au Moyen Orient, Simon Stiel prône une action immédiate. Les obligations et les plans élaborés liés à l’Accord de Paris doivent être respectés, souligne-t-il.

Comment respecter l’Accord de Paris ?

«Toutes les institutions doivent évoluer et s’améliorer en permanence», relève-t-il . Conscient des difficultés des parties signataires, Le Secrétaire des Nations Unies sur le climat se dit à l’écoute. Il «entend notamment les appels à une révision des mandats». Il affirme soutenir la demande des pays en développement d’’accès au financement climatique. Offrir aux bailleurs de fonds un espace pour mieux se coordonner est l’une des solutions avancées. Cela permettra d’explorer les demandes et voir si l’écosystème peut être simplifié, prévient-il. 

 Les questions abordées à Bonn

L’objectif mondial d’adaptation et les indicateurs d’adaptation de Belém seront les priorités durant ces deux semaines, rappelle Stiel. Les négociateurs doivent ainsi se concentrer sur les modalités de présentation des premiers résultats du bilan mondial, explique-t-il dans son discours. Le développement du mécanisme de transition juste, les questions de financement feront partie des sujets primordiaux.

« Les PMA continueront à insister pour la délivrance du financement, en demandant la mise en oeuvre en urgence du Nouvel Objectif Collectif Quantifié (NCQG),» explique le groupe dans un communiqué publié ce jour. Le groupe de 44 pays rappelle également les engagements pris antérieurement par les parties signataires de l’Accord de Paris. Le triplement du financement de l’adaptation, en fait partie. Les PMA appellent également à l’accélération, au renforcement et à l’opérationnalisation du fonds des pertes et dommages.

Tasneem Essop- CAN NETWORK

Les négociations climatiques ont connu toutefois quelques avancées l’an dernier, soutenues par des organisations de la société civile (ONG). Formé par plus 2500 ONG dans plus de 130 pays, CAN NETWORK reconnaît l’avancée historique concernant la transition juste obtenue, lors de la COP30 au Brésil à la fin de l’année 2025. Cela doit permettre notamment une meilleure mobilisation des financements publics, précise l’organisation. « Cependant, les gouvernements doivent inclure trois éléments fondamentaux dans le projet de décision sur la transition juste. qui feront une différence dans la capacité du Mécanisme de Belém-Antalya (BAM),» note le réseau. Une mise en oeuvre concrète, un soutien des plans de transition locaux et nationaux par des financements publics et l’attribution de rôle décisionnaire aux peuples autochtones, communautés locales et autres détenteurs du droit à la transition juste sont les éléments nécessaires recommandés par le réseau CAN.

 Etre en phase avec la réalité économique

«Nous entendons de nombreuses voix appeler à renforcer l’Agenda mondial pour l’action climatique, en complément des négociations», relève Stiel .  Mais pour l’ancien Ministre de la Grenade, la COP 30 a répondu à cette demande. Elle a réuni les gouvernements, les entreprises, les innovateurs, les investisseurs, les villes et les régions, ainsi que la société civile, affirme-t-il. A Belèm, six thématiques ont été établies, en reliant la mise en œuvre de l’Agenda pour l’action sur le bilan mondial, rappelle le haut fonctionnaire pour le climat. La Turquie et l’Australie, co-organisateurs de la COP 31, poursuivent cette lancée souligne-t-il en les félicitant. Il encourage ainsi les Parties à utiliser le Programme d’action pour répondre aux défis de sécurité énergétique, de sécurité alimentaire et de résilience des villes en particulier.

Par Houmi Ahamed

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In 2013, Houmi Ahamed founded Era Environnement, an independent media platform dedicated to solutions journalism and environmental education. The project has evolved from a non‑profit initiative to an entrepreneurial venture. It is currently undergoing restructuring in France. The goal is to strengthen its mission of supporting youth and communities in ecological transition.

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