Santa Marta: Première conférence pour la Sortie des Energies Fossiles

Introduite comme la conclusion de la COP28, la sortie des énergies fossiles fait l’objet de débats récurrents. Aujourd’hui, la guerre en Iran et le retrait des Émirats arabes unis de l’OPEP posent question et renforcent l’urgence d’une coordination mondiale, rapportent des experts.

Un événement diplomatique sans précédent

La première conférence mondiale exclusivement consacrée à la sortie des énergies fossiles s’est clôturée ce jeudi. Les gouvernements colombien et néerlandais ont co-organisé l’évènement. Cet événement sans précédent a réuni 57 pays. Leur objectif commun : planifier la fin du charbon, du pétrole et du gaz. Cette première réunion est caractérisée par la présence des représentants de peuples autochtones. Les syndicats et la société civile ont aussi fait le déplacement.

Annoncée à la COP 30, cette conférence s’est concentrée sur trois éléments centraux : la réduction de la dépendance économique aux énergies fossiles, la transformation de l’offre et de la demande, et les avancées de la coopération internationale.

Les délégués de la Colombie lors de la COP 30- Pour la sortie des Energies Fossiles

Vers une action concrète?

Sortir des énergies fossiles nécessite le remplacement de sources d’énergie, précise la déclaration. Cela implique une transformation plus large de l’économie. Afin de surmonter les dépendances structurelles, et les dettes inhérentes. Cela étendra ainsi l’accès aux énergies renouvelables à travers la diversification des économies résilientes. Ces actions doivent être en adéquation et en coordination avec les syndicats et les communautés, soulignent les participants. Elles permettront d’assurer une transition juste, fondée sur les droits humains. Elles garantiront ainsi des bénéfices concrets pour les groupes marginalisés.

La société civile salue cette toute première conférence. Mais elle recommande vivement de plus amples efforts . « 57 pays à  Santa Marta ont exploré des pistes pour financer la transition juste, rappelle Rodrigo Estrada, conseiller climat principal de Greenpeace International. Et de conclure: « cette solution commence par la taxation permanente des profits des géants des énergies fossiles et non seulement de leurs bénéfices exceptionnels,» précise-t-il.

La déclaration de Santa Marta souligne la complexité de cette transition. Pour les participants, elle nécessite du temps et une gestion rigoureuse. La transition juste, selon les signataires, doit garantir une transformation vers de nouveaux modèles économiques et permettre de sortir de la dépendance aux combustibles fossiles. Les signataires plaident pour un meilleur accès aux énergies et une décarbonation des systèmes économiques, commerciaux et énergétiques.

La seconde conférence aura lieu aux îles Tuvalu dans le Pacifique. Elle sera co-organisée avec l’Irlande.

Par Era Environnement

Share this content:

In 2013, Houmi Ahamed founded Era Environnement, an independent media platform dedicated to solutions journalism and environmental education. The project has evolved from a non‑profit initiative to an entrepreneurial venture. It is currently undergoing restructuring in France. The goal is to strengthen its mission of supporting youth and communities in ecological transition.

You May Have Missed

error: Content is protected !!