La Voix Manquante : Pourquoi la boussole est invisible ?
La Voix Manquante : Pourquoi la boussole est invisible ?
Alors que le monde célèbre la Journée internationale des droits des femmes, le Moyen-Orient est une nouvelle fois plongé dans la tourmente. Du désespoir de la jeunesse libanaise au poids de la guerre ressenti en Iran, un sentiment de « folie » collective menace de s’installer.
La région certes trouve sa place sur la scène mondiale . Elle s’impose à travers les conférences internationales sur la durabilité, les médias ou le sport. Mais sa stabilité est en danger. Il lui manque ce fil unique qui garantit la cohésion : une figure comme Oum Kalthoum.

Dans son ouvrage de référence, The Voice of Egypt, publié initialement en 1997, Virginia Danielson rappelle l’histoire de cette femme issue du monde rural, devenue le cœur battant d’un continent. Oum Kalthoum ne se contente pas de chanter. L’artiste offre un espace d’espoir et de clémence durant les heures les plus sombres des guerres israélo-égyptiennes. Elle prouve que la musique n’est pas qu’un simple divertissement. Elle est une humanité partagée. Son concert de 1967 à l’Olympia de Paris reste le témoignage de ce dévouement. Elle y conquiert la scène occidentale, sans jamais renier ses racines. Elle force ainsi un monde divisé à écouter une seule et même note unificatrice.
Pour les lecteurs d’Era Environnement, son parcours est une leçon magistrale. Il transcende la manière dont les racines locales et traditionnelles peuvent s’épanouir pour devenir une solution globale pour la paix. Lire Danielson aujourd’hui est une invitation au souvenir : même au cœur de la tempête, les êtres humains peuvent partager un chant commun.
Par Houmi Ahamed
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