COP 17: Comment combler le déficit d’investissement à la CNULCD
Comment combler le déficit d’investissement à la CNULCD
Négociateurs, ministres et délégués des 197 Parties de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) sont réunis en Mongolie pour un sommet de deux semaines. L’un des principaux objectifs est de notamment comprendre comment aligner les financements publics et privés afin de combler le déficit d’investissement pour la restauration des terres et la résilience face à la sécheresse.
« 1 milliard de dollars par jour »
En marge des négociations, cette conférence mettra également en lumière quatre grandes journées thématiques. La première d’entre elles est la Journée de la finance, le 24 août. Elle rassemblera des ministres des Finances, des banques de développement et le secteur privé. Les mécanismes de financement innovants seront analysés. Cette journée vise donc à mobiliser les investissements publics et privés pour contribuer à résorber l’écart de financement mondial.
Restaurer les terres à grande échelle nécessite environ 1 milliard de dollars par jour. Mais les investissements actuels sont encore bien trop faibles. Ce constat ressort de l’évaluation des besoins financiers « Investing in Land’s Future: Financial needs assessment for UNCCD ».

De plus, les régions massivement touchées par la désertification vivent de longs mois récurrents de pénurie d’eau. Le manque de financement frappe ainsi durement les régions vulnérables telles que l’Afrique. Les données du Global Drought Snapshot de la CNULCD soulignent le tribut écrasant payé par le continent. Face aux extrêmes climatiques, les experts notent que les pertes économiques liées à la sécheresse ont dépassé les 70 milliards de dollars sur une période de 50 ans.

« Trois personnes sur quatre confrontées à la sécheresse d’ici 2050 »
La Journée de l’eau, seconde journée thématique, se tiendra le 25 août. Son objectif : renforcer la coopération en matière de gestion intégrée des ressources en eau pour bâtir la résilience dans un monde de plus en plus touché par le stress hydrique. D’ici 2050, trois personnes sur quatre dans le monde devraient être confrontées à la sécheresse. Cette situation a de nombreuses répercussions économique. Les pertes causées par la sécheresse coûtent plus de 307 milliards de dollars chaque année à l’économie mondiale.
Le 26 août, au cœur des discussions de l’Année internationale des rangelands et des pastoralistes (pâturages et pastoralisme), la Journée des terres et des peuples s’annonce cruciale. Pour les observateurs, elle mettra en valeur les rôles des communautés locales, des pastoralistes, des jeunes, des femmes et des organisations de la société civile.
La dernière journée thématique mettra à l’honneur les systèmes alimentaires et la santé des sols. Elle permettra de relier la restauration des sols à la sécurité alimentaire, à la productivité agricole et aux moyens de subsistance des communautés rurales, soulignent les analystes.
Le lien avec le changement climatique
La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la Désertification est l’une des trois Conventions de Rio. Nés en 1992, ces accords sont étroitement liés. Pour en savoir plus sur cette situation, le lancement du nouveau rapport Economics of Rangelands Restoration aura lieu le 24 août.
Par Houmi Ahamed
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